Pourquoi suis-je devenue vegan?

Pourquoi suis-je devenue vegan?

Salut à tous! Dans cet article, je vous partage le cheminement qui m’a amené au végétalisme, et même au véganisme. Parce que beaucoup de monde me demande souvent mon parcours, pourquoi j’en suis arrivée à ce changement de vie d’une certaine façon. Pourquoi j’ai remis en question mon éducation, mes habitudes alimentaires, ma vision sur notre environnement. Et vous allez comprendre pourquoi cela s’est finalement imposé à moi, comme une évidence.

Définitions :

Le végétarisme : régime alimentaire excluant toute consommation de chair animale (viande, poisson), mais qui admet la consommation d’aliments d’origine animale comme les œufs, le lait et les produits laitiers (fromage, yaourts, etc…).

Le végétalisme : pratique alimentaire qui exclut la consommation de toute chair animale (viande, poisson, crustacé, mollusques…), ainsi que tout produit d’origine animale (œufs, lait, fromage, crème, beurre, miel, gélatine…).

Le véganisme est un mode de vie qui cherche à exclure, autant qu’il est possible et réalisable, toute forme d’exploitation et de cruauté envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s’habiller, ou pour tout autre but. Un vegan est donc végétalien (aucune consommation de produits ou sous-produits animaux), et exclut le cuir et laine dans l’habillement, n’utilise pas de cosmétiques ou de produits d’entretien testés sur les animaux, pas de duvet dans les couettes, etc….

 

En préambule

Je tiens à préciser que les propos qui vont suivre sont strictement personnels. Je ne juge nullement les personnes qui ne consomment pas de la même façon que moi, j’ai moi-même pris conscience assez tardivement de tout cela. Personnellement, je sais pourquoi je fais tout cela, et je fais tout mon possible pour agir de façon juste, mais je ne suis pas parfaite, je crois simplement en certaines convictions et je m’y tiens du mieux possible. J’apprends tous les jours à vivre ce mode de vie, je fais peut être des erreurs, mais je fais de mon mieux. Je continue quotidiennement de me renseigner sur la cause animale afin de rester objective, et d’alimenter mes connaissances sur ce sujet.

Le déclencheur

Il y a environ 2 ans, j’ai vu le documentaire Blackfish, qui raconte la terrible vie d’une orque, Tilikum, qui a été capturé pour être utilisée dans des parcs aquatiques. Toute sa vie, sa capture, ses souffrances…sont racontées par des spécialistes, et on comprend assez rapidement l’atroce existence que mène ce pauvre animal depuis son enfance. Cela a engendré ma 1ère prise de conscience sur la vie en captivité des animaux… Il y a quelques mois, j’ai appris aux infos que Tilikum était en train de mourir… Et là, sans pouvoir l’expliquer, je me suis mise à pleurer. J’étais bouleversée. Je me rappelais du documentaire que j’avais regardé, je ne comprenais pas pourquoi on avait gardé ce pauvre animal si longtemps dans de minuscules bassins, pour finalement le laisser mourir dans des conditions atroces.

J’avais entendu parlé d’un autre documentaire, Earthlings , et dès le lendemain, sans savoir vraiment pourquoi, je me suis dit qu’il fallait que je le regarde. J’ai toujours été passionnée par les animaux, je leur vous un amour profond depuis l’enfance, et je crois que j’ai pris conscience qu’il fallait enfin que je sache pourquoi ce film avait bouleversé tellement de personnes.

Et là le CHOC.

Ce film passe en revue tout ce que l’humain fait subir aux animaux dans le monde. Cela va des tortures qu’ils subissent dans les abattoirs, aux tests pour les produits cosmétiques, aux corridas, etc…

Pourquoi moi qui prétendait aimer tellement les animaux, je n’avais jamais pris conscience du mal que l’homme leur fait pour son plaisir, son confort? Pourquoi n’avais-je jamais compris que toutes ces actions que l’on fait tous les jours, que ce soit en mangeant (viande, poisson, lait, œufs…), en s’habillant (cuir…), en se maquillant, etc… peuvent être le résultat de tant de cruauté? Comment cautionner que pour des raisons économiques on puisse maltraiter à ce point des êtres vivants, intelligents et sensibles?

J’ai eu beaucoup de mal à m’en remettre les jours qui ont suivis, j’étais totalement bouleversée, effarée de ne me pas m’être rendue compte bien avant de tout cela, et de n’avoir jamais rien fait pour aider ces animaux que j’aime tant. Et surtout, de voir à quel point les industriels nous endorment pour mieux nous vendre ces atrocités sous le prétexte de la santé…

Après la tristesse, la colère : je m’en suis voulu d’avoir fermé les yeux là-dessus pendant 30 ans, de ne m’être jamais renseigné avant, d’avoir été si égoïste et de ne pas m’être posé des questions lorsque je voyais de la souffrance animale. Je crois que dans mon for intérieur, je prenais trop les choses pour acquises sans prendre la peine de remettre en question ce que l’on m’avait appris, et ce que la société nous dicte. Cela a été radical pour moi, la claque de ma vie, et il était hors de question que je continue de vivre comme si de rien n’était.

Je me suis alors renseignée, pour vérifier le maximum de ces informations…et malheureusement la réalité est bien celle dépeinte dans ce documentaire. Que ce soit en France ou ailleurs, la cruauté humaine n’a pas de limite envers des êtres plus faibles, lorsqu’il s’agit de servir son intérêt. J’ai ensuite regardé Le discours le plus important de votre vie de Gary Yourovsky, un fervent activiste pour la cause animale. Sa conférence a encore nourri ma réflexion, et a achevé de me convaincre que ma décision était la bonne.

Nous sommes très mal informés dans notre société, surtout en France. Nous acceptons d’avoir des animaux morts dans nos assiettes, et d’en avoir d’autres pour compagnie… On m’avait enseigné que c’était ainsi, que l’on n’a pas le choix. Que l’on doit consommer des êtres vivants, pour le bien de notre santé… Je pensais, même si je les aimais, que la plupart des animaux étaient “bêtes” et qu’il ne ressentent rien. Je refusais de regarder les documentaires sur les abattoirs, et préférais changer de chaine car je ne voulais pas m’infliger ces images…

On ne veut généralement pas savoir comment cette tranche de jambon est arrivée dans cet emballage… Certaines pubs nous montrent de jolies poules et de jolies vaches qui gambadent dans les prés… Ce n’est pas la réalité, dans la majorité des cas, la nourriture que nous achetons (surtout en supermarché), provient d’élevages intensifs où les animaux ne voient même pas la lumière du jour… Lorsque l’on découvre les souffrances, les tortures, les morts atroces que vivent ces pauvres bêtes pour en arriver là, on se rend compte que l’on est drôlement bien conditionné par la société… Alors j’ai décidé d’arrêter de faire semblant, et de ne pas me cacher sous des prétextes de santé ou autre.

La transition alimentaire

Je ne consommais déjà plus de viande depuis 1 an, et quasiment plus de produits laitiers après avoir découvert mon intolérance au lactose, j’étais donc déjà bien renseignée sur les questions de santé liées à cela. J’étais déjà révoltée par les salades dont les industriels essaient de nous bourrer le crâne pour nous faire consommer ces produits qui ne sont en fait pas nécessaire à notre survie, et qui peuvent même être mauvais pour les personnes intolérantes comme moi. Ils ont réussi à convaincre la plupart des gens que ce sont des produits indispensables à notre vie car ils nous procurent ce qu’il faut de calcium, etc… alors que l’on en trouve dans énormément d’autres produits, et qu’il suffit d’avoir une alimentation équilibrée pour éviter les carences. Mais ma prise de conscience était axée sur la santé, pas sur la cause animale à ce moment-là.

Mes placards étaient déjà quasi vides de produits ayant des composantes animales, la transition a donc été finalement plus simple car progressive.

Comment se passer des produits animaux

Se passer de produits animaux peut paraitre difficile, mais c’est en réalité le changement d’habitudes qui est le plus compliqué à gérer au début. Nous sommes le résultat d’une éducation de nos parents, de la société, de nos envies, et aller contre tout ce que l’on nous a appris nécessite d’avoir une vraie volonté et une bonne connaissance de ce qui est nécessaire pour notre corps. Je vous invite à vous documenter, et à apprendre ce qui est nécessaire pour votre santé.

On ne va pas se mentir, les 1ers jours, il y a bien quelque chose qui m’a manqué : le fromage. Même si je n’en consommais plus beaucoup, j’étais encore assez addicte à cet aliment. Le fromage est d’ailleurs considéré comme une drogue par certains spécialistes, un peu comme le sucre. Pour s’en passer, il faut arriver à se sevrer, et l’envie s’efface… Motivée comme j’étais, le sevrage n’a pas pris trop de temps!

Il n’est finalement pas si compliqué de prendre de nouvelles habitudes alimentaires si l’on sait pourquoi on le fait, que ce soit pour sa santé, ou autre. Et je dirais même mieux : j’ai découvert ou re-découvert tout un tas de produits que je ne mangeais jamais, et que j’adore aujourd’hui, comme les pois chiches (je suis une accro du houmous  🙂  ). Je vous ai d’ailleurs fait un article pour vous donner mes astuces pour faire des courses alimentaires, et vous montrer comme c’est facile  😉

Et si vraiment tous ces produits vous manquent, il existe des substituts aux fromages, mais aussi aux viandes, aux poissons, etc…qui sont sans cruauté, et qui imitent vraiment bien le goût et l’aspect de ces produits. Cela peut vraiment aider les personnes en manque, et peut faciliter la transition. Vous trouverez bientôt d’autres articles sur les produits que j’ai pu tester et qui sont de super alternatives à ces produits qui peuvent nous manquer.

Il est primordiale durant la transition de bien s’alimenter, et d’éviter la faim, pour ne pas craquer, alors faites-vous plaisir (enfin, soyez raisonnables tout de même  😉  ) et manger à votre faim. Prenez toujours avec vous un fruit ou autre, et si des odeurs ou des pensées viennent titiller votre esprit, mangez-le, cela vous aidera à gérer vos envies. Le but n’est pas de se frustrer mais de vivre la transition aussi sereinement que possible!

Comment se nourrir de façon équilibrer lorsque l’on supprime les produits d’origine animale (viande, œufs, lait, etc…)

La 1ère inquiétude de mes proches (et la mienne) lorsque je les ai informé de la transition alimentaire a été de savoir comment j’allais ne pas manquer de protéines, de calcium, etc….en bref de tout ce que l’on nous rabâche tous les jours à la télé et dans les magazines (pour nous vendre ces produits bien sur…). Il est évident que ce n’est pas parce que je veux sauver des animaux que je vais mettre ma santé en péril. Je me suis alors beaucoup renseigné, j’ai lu des études sur la nutrition, etc… Vous pouvez par exemple lire des livres comme l’Enquête Campbell du Professeur Campbell, qui démontre que la consommation de produits animaux endommagent notre corps, et favorisent même l’apparition de cancers, de maladies coronariennes, l’obésité, etc…

Vous pouvez également lire des ouvrages comme celui d’Aymeric Caron, Antispéciste qui vise à faire à reconsidérer les droits fondamentaux des animaux, et à faire réfléchir sur l’importance de leur vie. Il est important de s’informer sur le côté santé bien sûr, mais également sur le côté éthique. Et il faut évidemment ne pas se contenter d’une seule étude qui va dans le sens que l’on souhaite, mais bien se renseigner sur le pour et le contre (je lis même régulièrement des études contre le véganisme, afin de connaitre leurs arguments, mais pour le moment, rien ne m’a convaincu en la matière…).

Je pense qu’il est important de ne pas faire les choses à la légère et de toujours continuer à s’informer, se documenter, et ne pas prendre pour acquis toutes les informations que l’on nous donne dans les médias. Ces derniers ont un grand pouvoir de persuasion (et de bourrage de crâne), et je prends toujours avec des pincettes toutes les informations qu’ils relayent… Je vous invite également à vous faire suivre par un professionnel de la santé, pour vous faire conseiller, si vous avez peur des carences, même dans le cadre d’une alimentation non-végétarienne, car on pense souvent (à tord) que parce que l’on mange de la viande et des produits laitiers, on ne manque de rien…et du coup on ne mange pas équilibré du tout!

Et les cosmétiques

Cela faisait déjà 1 an que je n’achetais plus de cosmétiques testés sur les animaux, une amie m’ayant sensibilisées à cela. Je n’avais jamais pris conscience auparavant que l’on testait tous nos produits cosmétiques sur les animaux, ni même les produits d’entretien! Quand j’ai réalisé cela, j’ai alors changé mes habitudes de consommation, je vous en parle dans un autre article.

Comment ont réagi mes proches

De façon général, ils ont plutôt bien accepté ma décision. Je pense qu’ils ont compris que cela ne venait pas d’un coup de tête, mais que tout était, au contraire, bien réfléchi. Je ne me lançais pas dans ce régime alimentaire en faisant n’importe quoi, je n’avais pas non plus envie de mettre ma santé en danger.

Quelques personnes n’ont pas compris ni accepté mon choix, et ont même réagi de façon assez violente, ou se sont moquées… Ces réactions m’ont fait beaucoup de mal, car j’étais (et je suis toujours) très sensible sur ce sujet. Maintenant que j’ai pris conscience de toutes ces horreurs, j’ai parfois du mal à voir que certaines personnes s’en foutent, et qu’elles en rigolent même ouvertement devant moi. Mais peu importe, je sais que les mentalités changent, et que beaucoup de gens commencent à prendre conscience que les produits en provenance d’animaux ne sont finalement pas si bon pour la santé…

Il y aura toujours des gens réfractaires au changement, des personnes qui ne sont pas capables de se remettre en question, ni de remettre en question ce qu’on leur apprend, c’est ainsi. Personnellement, je suis en cohérence avec ce que je crois être bon, bon pour les animaux, mais aussi pour ma santé, et pour la planète! Et mes vrais amis me soutiennent au quotidien, en me demandant des informations sur le sujet, en préparant des plats vegan lorsqu’ils m’invitent. Ce respect me va droit au cœur, je suis heureuse de voir que même s’ils ne partagent pas mes actions, ils ont assez de respect pour moi pour accepter mes choix et m’aider du mieux qu’ils le peuvent.

Et aujourd’hui, après quelques temps de pratique…

Je ne ressens plus du tout d’envies comme avant quand je sentais des odeurs de barbecue ou autre, mon esprit s’est totalement conditionné et je suis même un peu écœurée de voir du fromage ou des produits non-vegan… C’est fou ce que le psychique est capable de faire tout de même. Je suis aussi beaucoup plus à l’aise pour en parler, beaucoup de gens me posent des questions et je leur réponds avec plaisir, qu’ils comprennent ou non ma démarche.

Je me rends aussi compte que beaucoup de personnes remettent eux aussi en question leur alimentation, et je pense que cela les rassure de discuter avec moi, de voir que je le vis très bien, et que je ne suis pas devenue une bête de foire pour autant! J’essaie de ne jamais braquer personne, mais je ne transige pas et ne fais pas d’exception pour faire plaisir. Je suis vraiment ravie de pouvoir transmettre les quelques connaissances que j’ai acquis dans ce domaine, et je suis aussi la 1ère à rigoler si l’on me fait des blagues à ce sujet (parce que ça, les gens adorent…et moi aussi en fait  😉 ).

A mon sens, il ne faut pas être moralisateur, il faut savoir prendre du recul, et ne pas hésitez à répondre aux questions que les gens peuvent avoir. Car même s’ils ne sont pas sensibles sur ce sujet, le fait qu’il s’y intéresse et qu’ils vous taquinent dessus prouvent qu’en leur for intérieur, ils se posent tout de même des questions…et je trouve cela très positif!

Je ne me prive aucunement de sortir au restaurant, ou chez des amis, je dois même parfois aller des repas d’entreprise et je ne prends jamais cela comme un problème. Ce n’est pas parce que je n’ai pas beaucoup de choix sur la carte d’un restaurant que je vais me priver de sorties! Le plus important pour moi est de voir les gens que j’aime et de partager du temps avec eux. J’ai tous les autres jours de la semaine pour me faire à manger chez moi avec les aliments que j’apprécie dans mon assiette. Je vous ai d’ailleurs fait un article pour vous expliquer comment je gère très simplement les sorties.

Par ailleurs, je tiens à préciser que je vis avec mon compagnon qui lui est resté omnivore, suite à ma transition. Pour preuve que je laisse bien à chacun le soin de choisir son mode de vie, et que je n’impose mes convictions à personne. Et je suis toujours ravie de discuter avec des personnes qui me posent des questions, de leur expliquer les raisons qui m’ont poussé à changer, et de leur donner des conseils s’ils me le demandent.

Au delà de ça, mon combat est certes celui d’être contre toute forme d’exploitation animale, mais je pense que c’est un tout. Depuis que je suis impliquée dans cette cause, cela m’a ouvert les yeux sur tout ce que l’on peut voir dans notre société. Je me sens plus concernée par ce qui m’entoure, comme l’environnement. Bien sûr ma cause 1ère est celle des animaux, mais je n’en oublie pas le reste pour autant. Je fais donc de mon mieux dans ma vie de tous les jours pour agir autant que je le peux sur d’autres combats. J’essaie d’être une meilleure personne, j’aime cette planète, et tous les êtres vivants qui y vivent.t j’essaie, à mon niveau, d’agir pour préserver tout cela.

Aujourd’hui, j’ai pris conscience que les animaux ne sont pas là pour nous servir, qu’ils ont leur propre raison de vivre et d’exister sur cette planète. Je sais qu’en consommant vegan, je sauve environ 50 animaux par an. Plus toutes les souffrances que je ne leur inflige pas de façon direct ou indirect…cela continue de m’assurer que je suis sur la bonne voie, et que je ne reviendrai jamais en arrière.
Je ne peux plus dire que je ne sais pas. J’ai découvert trop de choses horribles pour re-manger non-vegan sans faire un rejet. J’ai fait mon choix, et je ne détournerai plus les yeux, même si c’est dur. Cette décision a transformé ma vie, je suis tellement plus heureuse aujourd’hui! Ma prise de conscience me donne l’impression d’avoir commencer une nouvelle vie. Toutes les décisions que j’ai prise pour ne plus participer à toutes ces atrocités la rendent mille fois plus belle qu’avant, je ne reviendrai en arrière pour rien au monde. Non il n’y a pas  s’inquiéter pour moi, je ne me sens pas frustrée, privée, lésée, ou affamée. J’ai découvert un autre monde, celui de la tolérance, de l’antispécisme, de la compassion, et c’est à cela que je veux désormais vouer ma vie.
Je m’attache donc à un mode de vie et de consommation qui cherche à exclure l’exploitation, la souffrance et la cruauté envers les animaux, que ce soit pour me nourrir, me vêtir, etc… Le concept clé du véganisme est basé sur le refus de l’exploitation animale, et je m’y engage de mon mieux.
Honey _1977

Honey, ma chérie

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